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Accès direct à la kinésithérapie : le nouveau cadre légal belge décrypté

Selon une information relayée par News.belgium, le Conseil des ministres belge a approuvé un projet d'arrêté royal qui changera peut-être un réflexe que vous connaissez bien: appeler votre médecin avant de franchir la porte d'un cabinet de kinésithérapie.

Accès direct à la kinésithérapie : le nouveau cadre légal belge décrypté

Le texte encadre l'accès direct à la kinésithérapie sans prescription médicale pour les troubles musculosquelettiques, dans la limite de sept séances annuelles par pathologie. Pour les patients français aussi, la nouvelle mérite qu'on s'y arrête, car un mouvement parallèle se dessine de l'autre côté de la frontière.

Ce que ce texte changerait au quotidien

Pour vous, patient, ce type de mesure signifierait pouvoir consulter dès les premiers signes d'un trouble musculosquelettique — qu'il s'agisse d'une lombalgie naissante, d'une tendinite du coude ou d'un torticolis tenace — sans ordonnance préalable, à condition de ne pas dépasser sept séances par an pour une même pathologie. L'idée, telle que relayée par la dépêche, est de raccourcir le délai entre l'apparition du symptôme et la prise en charge, tout en conservant un cadre rassurant: au-delà de ce plafond, la prescription médicale reprendrait sa place habituelle. Le texte n'est pas encore publié: il s'agit, à ce stade, d'une approbation en Conseil des ministres.

En France, un autre levier s'active

Pendant ce temps, l'Hexagone avance sur un terrain complémentaire: un arrêté du 14 septembre 2026, publié au Journal officiel le 16 septembre 2026, élargit le droit de prescription des masseurs-kinésithérapeutes à 58 dispositifs médicaux et produits de santé, là où la liste précédente, datant de 2006, n'en comptait que 16. Certains médicaments — antalgiques de palier 1, myorelaxants non injectables — figurent désormais dans cette liste, comme le relaient notamment Le HuffPost et le SNMKR. Le site Vidal précise toutefois un point important: les dispositifs médicaux prescrits restent remboursables par l'Assurance maladie lorsqu'ils figurent sur la liste LPPR, mais la prise en charge des médicaments nécessiterait encore une modification du Code de la Sécurité sociale, jugée indispensable par la FFMKR.

Côté pratique: ce que vous pouvez faire dès maintenant

Avant de téléphoner à votre cabinet, gardez ces quelques réflexes en tête. Si vous résidez en France, l'accès direct sans ordonnance n'est pas de droit commun; c'est plutôt la palette de ce que votre kinésithérapeute peut vous prescrire qui s'élargit. Profitez de votre prochain rendez-vous pour lui demander quels dispositifs ou produits de santé il est désormais en mesure de vous délivrer directement, et lesquels ouvrent droit à un remboursement. Côté belge, retenez l'essentiel: sept séances annuelles par pathologie, sans prescription, pour les troubles musculosquelettiques, sous réserve de la publication définitive de l'arrêté. Dans les deux cas, le mouvement va dans le même sens — vous redonner une place active dans votre parcours de soin. C'est déjà, en soi, une bonne nouvelle pour votre autonomie.